Jean-Michel Payet - Mademoiselle ScaramoucheRésumé :

Lorsque son père, un maître d’armes renommé, se fait tuer au cours d’un duel, Zinia Rousselières venge son honneur en combattant et en vainquant son assaillant. Mais cette jeune orpheline doit ensuite faire profil bas car on cherche à l’interroger sur les circonstances de la mort du jeune homme. Pourtant, Zinia n’est pas au bout de ses surprises : lorsque le caveau familial est ouvert, elle découvre que Zinia Rousselières y repose déjà aux côtés de sa mère. Quelle est donc la véritable identité de Zinia ? C’est dans cette quête riche en rebondissements que la jeune fille va se lancer.

Extrait :

-Lorsque tu es sortie de cette fièvre maligne, tu étais encore toute maigre et fragile. On ne te reconnaissait pas et, surtout, tes cheveux avaient changé de couleur. ta mère expliqua que c’était dû au remède qui t’avait sauvée. Les boucles qui s’échappaient de ton bonnet étaient devenues rouges.
Tout en disant cela, Suzanne continuait à caresser les longues mèches de la jeune fille, ces cheveux flamboyants qu’elle admirait.
-Du temps passa et les bruits qui couraient dans le bourg s’estompèrent peu à peu. pour finir, le regard de ton père sut faire taire toutes les langues. Puis ce fut à ta mère de tomber malade, mais elle n’eut pas ta chance. En peu de jours, elle rendit son âme à Dieu. Elle fut portée en terre par les quelques proches que tolérait ton père. Voilà. tu sais tout ce que je sais.

Avis :

J’ai passé un bon moment en compagnie de ce livre. Même si les rebondissements sont trop nombreux (à chaque chapitre, un nouvel imbroglio se met en place), ça a le mérite de divertir efficacement le lecteur. Par contre, je me demande si c’est très lisible pour un ado de treize-quatorze ans car déjà pour ma part, je n’étais pas loin d’avoir besoin de prendre des notes pour m’y retrouver. Il n’empêche qu’au fil des chapitres, j’y ai pris goût et le suspense étant efficace, je n’ai plus eu envie de lâcher le roman. Même si certaines scènes sont invraisemblables, notamment vers la fin, j’ai aimé découvrir le Versailles de Louis XIV, les troupes de théâtre itinérantes du XVIIème siècle, croiser Molière au coin d’un chapitre (eh oui car Zinia, en plus de démêler la pelote très enchevêtrée de son identité, rencontre du beau monde !). Zinia est un personnage sympathique et j’ai pris plaisir à découvrir sa vie palpitante le temps d’un roman. Une petite bouffée d’oxygène après le côté un peu plan-plan des livres précédents.

Note :

Jean-Michel Payet (1955) – Français
382 pages – 2010 – ISBN : 978-2-7511-0382-7