Résumé :

A. est anthropologue. Au cours d’un voyage en Californie où il étudie une classe de musique de l’école Mills, il est frappé par des affiches indiquant “We miss you Mary”. Rapidement, il apprend que Mary était une étudiante de l’école, morte d’anorexie suite à un voyage d’étude dans une tribu d’indiens cannibales. Il décide alors d’enquêter sur les circonstances de sa disparition.

Extrait :

Je suis tout seul dans les rues de San Francisco. Rien à voir avec les collines où, sur les cartes postales, montent et descendent de charmants tramways colorés. C’est plat, vide et interminable. Il fait nuit, j’ai horriblement mal au nez. J’ai surtout mal à l’orgueil. Ailleurs dans le monde, le soleil est à son apogée, il réchauffe des corps qui se battent ou se baignent, la faim commence à pointer. Il y a mille raisons de faire quelque chose : un champ à labourer, une famille à nourrir, des touristes à piller, des terroristes à étriller. Nous sommes les fourmis et l’insecticide, il n’y a pas d’autre rôle possible, pas d’autre réincarnation imaginable. La fourmilière est insondable, et pourtant toutes ses galeries communiquent. Le vol d’un paillon engendre de vrais orages. No jet lag, partout des passages. Mais parfois la fourmilière se dépeuple, et l’on est seul au monde.

Avis :

J’ai été très déçu par ce livre, je ne m’attendais pas à une histoire passionnante mais là je me suis vraiment ennuyé au point de perdre le fil à plusieurs reprises et de devoir reprendre certains passages pour me remettre dans l’histoire. Le style de l’auteur m’a beaucoup déplu, il est assez “vulgaire”, beaucoup de parler franc qui pourrait donner un aspect “authentique” à certains personnages mais c’est plutôt raté. L’histoire quant à elle est un peu tirée par les cheveux et le fond de campagne présidentielle américaine (Bush vs Kerry) aurait pu être intéressant mais trop peu approfondi pour que l’on puisse en retirer quelque chose. Bref, je vais vite oublier ce livre et je vous conseille de passer votre chemin !

Marie partage mon avis sur le style de l’auteur, Theoma s’est ennuyée, Stephie n’a pas réussi à finir ce livre, Calypso ne l’a pas du tout apprécié. En revanche, Catherine est partagée et l’a trouvé original et déroutant. Marie-Lo quant à elle, sans avoir été très séduite par ce roman, l’a trouvé audacieux et attend de voir le second.

Note :

Jocelyn Bonnerave (1977) – Français
170 pages – 2009 – ISBN : 978-2-02-098974-9