Résumé :

Oedipa Maas se voit nommée exécutrice testamentaire d’un de ses ex petits-amis, Pierce Invarerity. Elle délaisse donc son mari Wendell Maas, qui sera tout au long du livre surnommé Mucho (on appréciera le jeu de mots sur “Mucho Mas”) pour se rendre à San Narcisco où elle fait la connaissance de l’étrange Metzger tandis qu’elle se trouve aux prises avec une enquête aux contours excessivement flous, l’amenant à se demander ce qui, dans toute cette histoire, relève de sa psychose personnelle ou de la réalité

Extrait :

Elle pénétra dans San Narcisco un dimanche, elle conduisait une Impala de location. Il ne se passait rien. Elle dominait une colline, elle dut cligner les yeux à cause du soleil. Devant elle se déroulait une vaste étendue de maisons qui avaient toutes poussé en même temps comme une moisson, sur la terre d’un marron terne. Cela lui rappela la première fois qu’elle avait ouvert un poste à transistors pour changer les piles, et qu’elle avait vu un circuit imprimé. Tout cet ensemble de maisons et de rues, vu sous cet angle, surgissait avec une clarté stupéfiante, comme les circuits sur la plaque. Elle savait encore moins de choses sur la radio que sur les indigènes de la Californie du Sud, mais elle comprit tout de suite que ces deux séries de lignes enchevêtrées devaient avoir un sens caché, comme les hiéroglyphes. Il lui avait semblé que le nombre de choses que les circuits imprimés auraient pu lui dire (si elle avait cherché un peu) était sans limites ; c’est ainsi qu’au moment où elle pénétrait dans San Narcisco, elle eut le sentiment d’une révélation qui tremblait au seuil de sa conscience claire.

Avis :

Un livre qui m’a laissée profondément perplexe. J’avoue que même si le style se déploie avec une indéniable virtuosité, et malgré des passages parfois très amusants, je n’ai absolument pas réussi à rentrer dans l’histoire. Il s’agit d’une sorte de délire onirique qui part dans toutes les directions, ce qui m’a totalement déroutée. Je me suis dit que peut-être, il faudrait que je le relise avec plus d’attention, mais je doute fort du résultat, et j’avoue n’en avoir pas très envie. Toutefois, c’est peut-être un de ces livres qui ne demandent pas à être lus comme les autres, qui se présentent comme volontairement incohérents. Mais dans ce cas, je ne dois pas avoir le cerveau adapté à ce genre de lecture, et de toute façon, je pense qu’un livre, s’il cherche à présenter un minimum d’intérêt, doit rester compréhensible pour ses lecteurs. J’ai donc été très déçue, moi qui me faisais une joie de découvrir Pynchon. A moins que quelqu’un l’ait lu et puisse m’apporter quelques éclairages salutaires, en espérant que la lisibilité soit au rendez-vous si je retente un jour l’aventure avec un autre de ses ouvrages.

Note :

Thomas Pynchon (1937) – Américain
213 pages – 1966 – ISBN : 978-2-02-040648-2

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